Capsules de l’Institut de recherche et d’information socio-économiques

Publié par Laurence le Monday, 10 October, 2011 @ 1:11 pm

Un petit mot rapide pour signaler aux lectrices et lecteurs de ce blogue les récentes capsules produites par l’Institut de recherche et d’information socio-économique (IRIS), portant sur l’éducation et plus spécifiquement sur le financement en éducation. Inutile sans doute de préciser l’intérêt de telles capsules dans le contexte actuel où de nombreux pays songent à et/ou mettent en place une hausse des frais de scolarité. On pense notamment aux hausses qui ont été adoptées au Royaume-Uni et qui entreront en vigueur dès la prochaine rentrée scolaire, en 2012 (The Guardian propose à cet effet une plusieurs articles intéressants). Il y a aussi les discussions et hausses des frais de scolarité au Québec (dont plusieurs entreront en vigueur, à l’instar de celles prévues au Royaume-Uni, lors de la rentrée de 2012), et ailleurs au Canada…

Le tout nouveau blogue de l’IRIS annonce une série de capsules sur l’éducation (dont plusieurs seraient à venir), et donne accès à des documents d’analyse portant sur les hausses des frais de scolarité. Pour le moment les internautes peuvent entendre des analyses en deux minutes, et moins. Si quelques internautes ont souligné certaines difficultés d’un point de vue méthodologique, et d’autres l’ont fait au niveau de l’argumentaire (une présentation si courte permet - force? - certains raccourcis - suivez ce lien pour connaître la teneur exacte des critiques énoncées), à mon avis, l’intérêt de ces vidéos demeure. Elles permettent de susciter non seulement la réflexion, mais également de préserver l’intérêt du public sur des questions importantes: le financement de (et, conséquemment, l’accès à) l’éducation.

Les capsules de l’IRIS rendues publiques à ce jour sont les suivantes:

Bon visionnement, et bonne réflexion.

Sussex fermée pour cause de tempête de neige…

Publié par Laurence le Thursday, 2 December, 2010 @ 3:05 pm

Aujourd’hui, jeudi de la semaine 9 (sur 10), je devais normalement enseigner deux séminaires de baccalauréat (Questioning the Media). Aujourd’hui, mes étudiant-e-s devaient rendre leur travail de session et les deux derniers groupes d’étudiant-e-s devaient faire une présentation orale. Aujourd’hui, l’University of Sussex est fermée, pour cause de ‘severe weather conditions‘ (leur expression, pas la mienne). C’est vrai qu’hier, j’ai bien failli passer la nuit à l’Université (si j’avais quitté à mon heure habituelle, je n’aurais pas eu accès au transport pour retourner en ville)… Eh bien. En soirée, je suis quand même allée à une vigile pour la Journée internationale de lutte contre le sida. J’avais l’air de ça:

Laurence dans la neige, Brighton 1er décembre 2010

Aujourd’hui, comme je n’ai pas pensé amener quelques livres avec moi et que tout mon travail est essentiellement à l’Université, je prends une journée de congé. Il est grand temps que je poste un billet sur ce blogue, alors voici quelques nouvelles. En septembre, je vous parlais de quelques projets pour la session d’automne: l’enseignement, la rédaction de thèse… Tout ça avance bien - l’enseignement est super, j’adore tout simplement mes étudiant-e-s! Plusieurs me posent des questions intéressantes, abordent les sujets de discussions avec des exemples originaux… j’ai hâte de lire leurs travaux de session. La thèse avance aussi bien. J’ai terminé un brouillon pour trois de mes chapitres d’analyse (un sur le présentation de soi, un sur l’aménagement du blogue (en lien avec le home-making) et un sur les discours d’amélioration de soi). Il m’en reste un (sur le plaisir et l’empowerment) et ensuite, il me faudra penser à une conclusion, retravailler mes premiers chapitres (introduction, revue de littérature, métho)… et j’aurai un brouillon de toute la thèse!

Je ne me souviens pas si je vous ai déjà parlé du travail que je fais avec un collègue, Lefteris Zenerian, en vue de la création d’une communauté d’étudiant-e-s en sociologie, inscrit-e-s aux cycles supérieurs? Essentiellement, on organise des rencontres informelles (un vendredi sur deux - la dernière de la session est demain) où on discute autour d’un thé/café/verre de vin/etc. à propos de divers sujets: la place de l’idéologie en recherche, l’ontologie, etc. Demain, ce sera une discussion avec des membres du personel de la bibliothèque sur le campus, qui devraient nous parler des récents développements… On organise également des Research in Progress Seminars - quelques-uns par session. Le dernier de la session sera la semaine prochaine et on travaille déjà au programme pour la session prochaine. On a aussi soumis une demande de subvention à la British Sociological Association, pour l’organisation d’une conférence cet été - voyons si nous aurons les sous. Si vous désirez jeter un coup d’oeil aux diverses activités, nous avons même un site web (tout nouveau, auquel nous ajouterons bientôt des informations): Sociology Postgraduate Forum.

Autrement, ce matin, j’ai fait le tour des nouvelles. Il y a cet article sur les jeux vidéos et les femmes (publié sur le site du Guardian) et cet autre article sur le futur des blogues, également via le Guardian, qui ont retenu mon attention. Dommage qu’ils n’aient pas été publiés la semaine dernière - un de mes étudiant-e-s avait justement parlé des jeux vidéos et je lui avais suggéré la lecture de Die Tryin’: Videogames, Masculinity, Culture par Derek A. Burrill (2008, publié chez Peter Lang (New York)): il aurait possiblement trouvé le commentaire sur les jeux vidéos intéressant. Par ailleurs, le sujet abordé en séminaires portait sur les ‘nouveaux’ médias, et il aurait été intéressant de considérer le second article. Oh well…

Là, je pense que je vais aller faire le ménage de mon dossier ‘articles à classer’ et les classer dans EndNote, avec un bon café (chaud!). Ensuite… ensuite, je vais finir quelques applications pour des emplois l’année prochaine (semble-t-il qu’il faut y penser dès maintenant… c’est terrifiant!)… À bientôt.

Les blogueurs et blogueuses, socialement mésadapté-e-s?

Publié par Laurence le Monday, 11 October, 2010 @ 11:43 am

En parcourant le site du Guardian ce matin, je suis tombée sur cet article: Andrew Marr says bloggers are ‘inadequate, pimpled and single’. Andrew Marr est un journaliste et commentateur politique pour la British Broadcasting Corporation (BBC) et animateur de The Andrew Marr Morning Show (BBC One, dimanche en matinée). Son commentaire repris par The Guardian a été formulé dans le cadre du Cheltenham Literature Festival, où il était invité à s’exprimer à propos de l’impact des technologies sur notre consommation du journalisme. Il aurait alors mentionné que “A lot of bloggers seem to be socially inadequate, pimpled, single, slightly seedy, bald cauliflower-nosed, young men sitting in their mother’s basements and rating. They are very angry people”.

Ses impressions reflètent les préjugés qui entourent souvent la pratique blogue - déjà en 2007, Lena Karlsson mentionnait que les blogues (intimes, dans ce cas) étaient perçus comme étant le travail “d’exhibitionnistes obsédés par soi [et à la recherche] d’attention et de validation”.

Toutefois, le chapitre sur lequel je travaille présentement, basé sur les entrevues réalisées en 2008-2009 auprès de blogueuses intimes au Québec - ainsi que sur les billets qu’elles ont publiés sur leurs blogues, révèle que la création de réseaux d’entraide (via internet ou dans la ‘vraie’ vie, en dehors des échanges internet) dans la blogosphère est une dimension importante de l’expérience des blogueuses - très peu à voir avec l’isolement et l’égocentrisme sous-entendus par Andrew Marr.

Le support peut être très technique (comment insère-t-on une photo dans un billet?), émotif (en brisant le sentiment d’isolement que certaines peuvent ressentir à certains moments, par exemple), intellectuel et militant (les échanges dans les commentaires, par exemple, permettent d’approfondir les opinions et la compréhension de certains enjeux), etc. Ce que je constate à lire les billets publiés par les blogueuses qui ont participé à cette recherche, c’est souvent un désir d’amélioration de soi et de contribuer à la vie d’autrui - rien qui ne puisse être associé aux comportements de gens ’socialement mésadaptés’.

Sans sombrer dans une vision utopique des blogues - leur accès demeure limité par de nombreux facteurs, dont l’âge, l’alphabétisme (fonctionnel, de base ou numérique), le sexe, la localisation géographique, la classe sociale, etc. - la possibilité d’avoir accès à ce mode de publication permet toute de même une certaine démocratisation des échanges. Les dérapages, certes, sont possibles. Toutes personnes et tous points de vue ne sont pas nécessairement représentés. À lire d’autres chercheur-e-s qui se sont attardés sur la question (Haas (2005) et Wall (2005), par exemple), il semble que les blogues (journalistiques - et intimes, à mon avis) permettent d’avoir un accès privilégié sur des réalités parfois méconnues, souvent ignorées par les médias de masse. Les blogues donnent accès à un autre point de vue.

Sources et autres références:

* HAAS, Tanni (2005), From “Public Journalism” to the “Public’s Journalism”? Rhetoric and reality in the discourse of weblogs. in Journalism Studies, 6 (3), p. 387-396

* KARLSSON, Lena (2007), Desperately Seeking Sameness. The Processes and Pleasures of Identification in Women’s Diary Blog Reading. in Feminist Media Studies, 7 (2), p. 137-153

* PLUNKETT, John (2010),  Andrew Marr says bloggers are ‘inadequate, pimpled and single’, in The Guardian, 11 October 2010 (en ligne)

* WALL, Melissa (2005), ‘Blogs of War.’ Weblogs as News, in Journalism 6 (2) p. 153-172

Tellement de nouveaux trucs à lire, auxquels réfléchir…

Publié par Laurence le Tuesday, 28 July, 2009 @ 8:59 am

(mais surtout, ne pas perdre de vue mon objectif principal: terminer mes transcriptions!)

Je suis tombée sur cet article, publié samedi dernier (25 juillet 2009) par le quotidien anglais The Independent: True wife confessions: How women’s real-life stories became the new internet sensation, rédigé par Heidi Scrimgeour.

De mon point de vue, l’un des principaux intérêts de l’article, mis à part la découverte d’une micro-tendance au sein des blogues rédigés par des femmes, est la lecture des commentaires laissés par les blogueuses elles-mêmes, quant à pourquoi elles bloguent à ce sujet. Celle qui blogue sous le pseudonyme de YummyMummy indique que “The real me never really sees the light of day until I blog. My blog allows me to share my experience with a like-minded community.” Le bris d’un isolement senti ainsi que la volonté de réseauter avec d’autres femmes vivant des expériences similaires est une motivation qui transparaît les propos d’autres blogueuses rencontrées par la journaliste, dont MarriedButNotDead qui indique: “So I started my blog as an experiment; a place to order my thoughts and talk at my own pace, and to connect with others in similar circumstances and find out if they felt the same things.” Tuesday Malone ainsi que Ms Scarlett tiennent des propos similaires, tous publiés dans l‘article mentionné ci-dessus.

Au-delà des propos relatés dans l’article, une visite des blogues énumérés par la journaliste a soulevé d’autres réflexions de mon côté, portant sur la dimension éthique de ma propre recherche. Certaines blogueuses ont semblé satisfaites de la tournure de l’article publié par The Independent, alors que d’autres ont été choquées, sentant que leurs propos auraient été mal cités, pris hors contexte ou que l’article (ainsi que la série de commentaires qui ont suivi) dresse un portrait peu élogieux de ces femmes qui bloguent à propos de leur infidélité. C’est le cas notamment de YummyMummy dans son billet Burning Issue et de Ms. Scarlett, qui dans son billet “Opportunity Missed“, publie la lettre qu’elle a fait parvenir à la journaliste Heidi Scrimgeour.

Parce qu’elles bloguent à propos de leur vie privée et parce que certains aspects de leur vie privée ne correspondent peut-être pas aux “idéaux” que certaines personnes peuvent avoir de la vie de couple, du mariage et du comportement que “devraient” avoir les femmes mariées, ces blogueuses, comme les participant-e-s à de nombreuses recherches en sciences humaines et sociales, sont “exposées” publiquement et peuvent faire l’objet des foudres de lectrices et lecteurs en désaccord avec leurs pratiques et opinions. Pour reprendre les propos de YummyMummy, de telles réactions permettent de bien comprendre pourquoi certaines blogueuses choisissent de bloguer sous le couvert de l’anonymat: “No wonder that women feel the need to secretly blog, it would seem even in this modern age, there are still men who would like to see us stoned. ”

Ceci rappelle l’importance, à mon avis, de non seulement prendre toutes les mesures possibles pour préserver l’anonymat de mes participantes - ce que je fais en n’associant pas leurs propos pendant l’entrevue à leur blogue et en m’assurant que toutes consentissent à ce que je révèle l’adresse URL de leur blogue dans mes recherches - mais également de maintenir un dialogue avec elles, même une fois que les entrevues sont complétées, afin de leur présenter comment ma recherche progresse et m’assurer qu’elles n’aient pas l’impression d’être mal représentées dans mes écrits. C’est en partie le rôle joué par le présent blogue. J’espère que malgré ma faible discipline au niveau de la mise à jour de mon blogue, elles sentent que je maintiens encore aujourd’hui ma “part du contrat”.

Education for Change

Publié par Laurence le Monday, 29 June, 2009 @ 9:07 am

Je viens tout juste de participer à cette recherche, en remplissant simplement un questionnaire en ligne: Education for Change. Researchers of Tomorrow: A three year (BL/JISC) study tracking the research behaviour of ‘Generation Y’ doctoral students

Cela me rappelle que je devrais poursuivre mes démarches pour créer mon questionnaire s’adressant aux lectrices et lecteurs des blogues que j’ai retenus pour ma recherche - et trouver l’outil idéal pour administrer ce sondage. 

Au delà de cette petite réflexion, j’avoue que j’ai bien hâte de connaître les résultats de cette étude, notamment parce qu’une partie des questions porte sur les comportements “en ligne” des jeunes étudiant-e-s au doctorat (né-e-s entre 1982 et 1994, selon leurs documents). Un aperçu plus détaillé des objectifs et de la méthodologie de la recherche peut être obtenue en cliquant ici.

De retour en Angleterre.

Publié par Laurence le Monday, 8 June, 2009 @ 11:18 am

Discipline, discipline. J’ai honte de constater que je n’ai pas mis ce blogue à jour depuis… avril!! 

Je suis maintenant de retour à l’University of Sussex, en Angleterre. Cela fait deux semaines que j’ai quitté le Québec et je n’avais toujours pas trouvé le temps, avant aujourd’hui, pour mettre ce blogue à jour (ce blogue, mon curriculum vitae, mon profil universitaire…). Je prends du retard!

Voici donc un aperçu de ce que j’ai fait (ce n’est pas parce que je ne blogue pas que je n’avance pas ma recherche, quand même) depuis les derniers mois.

++ 14 mai 2009: Présentation “Blogues intimes: une interface nouvelle visant l’égalité entre les sexes?” dans le cadre du colloque Situer l’innovation sociale, susciter le changement démocratique (organisé par le Centre de recherche sur les innovations sociales, CRISES) à l’Université d’Ottawa, dans le cadre du 77e Congrès de l’ACFAS.

Il est possible que le texte de cette communication soit publié - j’attends moi-même des détails à ce sujet. Dès que ce sera plus clair, je vous indiquerai où vous pourrez trouver le dit texte.

++ 26 mai 2009: Arrivée en Angleterre

++ 3 juin 2009: Présentation “‘I, too, have something to say’. Women and Diary Blogging in Québec, Canada”, dans le cadre de la conférence “Memories, Narratives and Histories” pour les étudiant-e-s aux cycles supérieurs des Universités Sussex et de Brighton.

Il n’existe pas vraiment de texte complété pour cette communication, mais j’ai créé une affiche qui indique certains de mes principaux résultats préliminaires. Si vous êtes intéressé-e-s, faites-moi signe!

Et de manière assez pêle-mêle… Je poursuis lentement mes recherches pour trouver un site de sondage en ligne qui me convienne. Une collègue à moi, Katya, m’a suggéré l’autre jour d’utiliser Express Scribe pour m’aider à transcrire mes entrevues. Je vois peut-être la lumière au bout du tunel. 

Mes objectifs pour l’été consistent en: répondre aux courriels encore en attente; transcrire toutes mes entrevues et faire installer NVivo 8 dans un ordinateur à l’université; terminer les nombreuses lectures amorcées au cours de l’années; participer à quelques conférences (en tant qu’auditrice, là); et, enfin, peut-être soumettre quelques textes à des revues… en plus de tenir ce blogue à jour! ouf!

Bon été à vous. Et merci, mille fois, à toutes ces femmes qui ont accepté de me donner du temps pour ma recherche. Je vous dois une fière chandelle!

Aïe, aïe, aïe…

Publié par Laurence le Friday, 21 November, 2008 @ 9:33 pm

Lisant les nouvelles cet après-midi, j’ai appris une nouvelle un peu moins drôle. Le tout est pour l’instant au niveau des ouï-dires, mais il n’en demeure pas moins que la nouvelle, si elle s’avère vraie, est très préoccupante.

Selon Radio-Canada, le blogueur Canado-Iranien Hossein Dekahshan serait possiblement en détention en Iran pour, selon les accusations, avoir espionné l’Iran au profil d’Israël. Citant des sources qui seraient proches du régime en place*, Radio-Canada indique par ailleurs que les inquiétudes quant à la situation dans laquelle se trouve le blogueur seraient exacerbées par le fait qu’il n’aurait pas ajouté de billet sur ses blogues (en anglais, en perse ou son blogue créé à l’intention de son voyage en Iran) depuis plusieurs jours, contribuant aux rumeurs qui veulent que le blogueur ait été placé en détention. Toutefois, tant l’ambassade canadienne en Iran que le Ministère des affaires étrangères du Canada ne sont pas parvenus à confirmer ces informations - ils seraient toujours activement à la recherche de ce citoyen Canadien. Mentionnons que Hossein Dekahshan est renommé dans la blogosphère pour sa contribution à l’émergence d’une blogosphère iranienne et ses écrits critiqués par l’État iranien - il a d’ailleurs été placé en détention dans ce pays en 2005, dû à la nature de ses écrits. Il a immigré au Canada en 2000 et étudiait depuis peu à Londres (Angleterre). Veuillez lire la nouvelle de Radio-Canada pour connaître les détails relativement à sa situation. On peut aussi en apprendre davantage en lisant cet article de Cyberpresse.

Ce n’est pas la première fois que des blogueuses et blogueurs sont victimes d’une forme de répression dû à leurs écrits publiés en ligne - on pensera à la blogueuse étasunienne Dooce qui a perdu son emploi en 2002 dû à son blogue, où elle publiait des histoires sur son lieu de travail. Mais là, la situation (qui n’est certainement pas unique, on s’entend: si j’en parle aujourd’hui, c’est que je viens de lire à ce sujet et que ça m’a choquée et inspirée pour ce billet, ce qui ne signifie pas qu’ailleurs, les membres de la blogosphère ne soient pas victimes de répressions) est quand même plus sérieuse. Parce que non seulement ce blogueur est-il attaqué d’un point du vue intellectuel, dû à ses écrits, mais aussi, son intégrité physique - et sa vie - sont possiblement en danger. Bien que je me garde ici de formuler des jugements à l’emporte-pièce, on conserve tout de même en mémoire le triste sort qui fut réservé en 2003 à Zahra Kazemi

Enfin, je publie ce billet sous toutes réserves, consciente que les sources sur lesquelles Radio-Canada s’appuie ne sont pas mentionnées et conséquemment possiblement fortement biaisées - surtout lorsqu’on réfléchit au processus de diabolisation que plusieurs États (dont les États-Unis) ont entrepris depuis de nombreuses années face aux administrations qui ne leur plaisent pas (on parle de l’Afghanistan, de l’Irak, de l’Iran…). Ceci étant dit, si la situation s’avère réelle, je pense qu’il est important de dénoncer de tels abus et de prendre conscience que si dans de nombreux pays, les gens qui ont les moyens de publier des blogues sont en sécurité relative, cela n’est pas du tout le cas partout dans le monde. Souhaitons que cette situation trouvera un dénouement des plus heureux.

 

*Je m’excuse tout de suite de reprendre ces sources nébuleuses, n’ayant malheureusement moi-même pas de source officielle à citer - on sait qu’on peut faire dire tant de choses à “une source” qui n’est pas nommée: je reconnais et m’excuse de cette faille.