En préparation pour la soutenance.

Publié par Laurence le Monday, 2 January, 2012 @ 2:54 pm

Le temps file. Le 10 octobre, j’écrivais mon dernier billet ici. C’est aussi vers cette date qu’on m’indiquait que la soutenance de ma thèse aurait lieu le 6 janvier 2012.

Entre-temps, j’ai effectué quelques contrats, ici et là. J’ai décroché d’autres contrats, dont un comme chargée de cours à l’Université du Québec en Outaouais (dès janvier, j’enseignerai “Méthodologie de la recherche qualitative” au campus de St-Jérôme) et un autre auprès de la Maison Interlude House, pour un projet de recherche, qui débutera également en 2012. J’essaie depuis ce temps, tant bien que mal, d’écrire des articles à soumettre à des revues scientifiques. J’attends présentement des nouvelles de deux congrès auxquels j’ai soumis des propositions de communications.

Aujourd’hui, 2 janvier, nous sommes donc à 4 jours de la soutenance. Je suis de retour à Brighton pour quelques semaines. J’ai visionné la Good Viva Video, disponible via le portail interne de l’University of Sussex. J’ai lu, relu, et rerelu ma thèse. J’ai noté des questionnements, des coquilles, des forces et des faiblesses de la thèse. J’ai résumé tous mes chapitres sur de petits post-its. J’ai entendu “ça va bien aller” et “personne ne connaît ton sujet aussi bien que toi” de la part de beaucoup d’ami-e-s, collègues et membres de la famille. En novembre, j’ai présenté ma thèse à des collègues de l’Université d’Ottawa et nous en avons discuté pendant quelques heures (merci!). J’ai un rendez-vous avec mes superviseures le 5 janvier pour discuter de la soutenance… What now?

J’essaie de continuer à réfléchir à la thèse. La Good Viva Video, les collègues de l’Université d’Ottawa et mes superviseures Kate O’Riordan et Janice Winship m’ont toutes amenée à considérer d’autres questions qui pourraient être soulevées lors de la soutenance. J’y travaille, tout en essayant d’envisager d’autres questions qui pourraient être soulevées. Avoir ces quelques semaines pour me concentrer presque exclusivement à ma thèse me permet de réaliser à quel point j’ai apprécié le temps passé à y travailler, à rencontrer les blogueuses qui ont accepté de participer à ma recherche, à présenter des idées et résultats lors de conférences… On me dit souvent que la soutenance, c’est l’occasion de discuter de sa recherche avec des spécialistes dans le domaine - j’ai (peut-être, je le concède, étrangement) hâte.

Thèse soumise!

Publié par Laurence le Monday, 3 October, 2011 @ 4:10 pm

Laurence et thèse

Et me voilà avec une copie de la thèse entre les mains. Une thèse qui fait 248 pages et qui est maintenant rendue à Brighton afin d’être lue par deux évaluatrices (Alison Phipps et Susanna Paasonen). Il me faudra semble-t-il attendre jusqu’à 3 mois avant de participer à la soutenance, à l’University of Sussex - et en profiter pour revoir ami-e-s, collègues et mes directrices (Janice Winship et Kate O’Riordan).

D’ici là, je participe à quelques projets académiques. J’assiste à un cours de doctorat qui me permet de travailler à la rédaction d’un article (et de lire How to Write your Journal Article in 12 Weeks: A Guide to Academic Publishing Success, par Wendy Laura Belcher (2009)). J’assiste à des conférences et colloques, dont Les citoyens et la ville, plus récemment. Je rencontre des ami-e-s. Je m’efforce à trouver la discipline pour écrire à tous les jours. Je dévore des livres (présentement The Aftermath of Feminism par Angela McRobbie (2009) et le dernier ouvrage d’Eric-Emmanuel Schmitt, La femme au miroir (2011)). Je mange la tonne de muffins préparés alors que j’attendais que la reliure de ma thèse soit prête afin que je puisse expédier les trois copies nécessaires à Brighton. Je m’amuse avec Onora, la chatte d’un couple d’amis que je garde pour quelques semaines. En gros: je me tiens occupée…

Plus de détails sur la thèse, et ses suites, à venir!

Sussex fermée pour cause de tempête de neige…

Publié par Laurence le Thursday, 2 December, 2010 @ 3:05 pm

Aujourd’hui, jeudi de la semaine 9 (sur 10), je devais normalement enseigner deux séminaires de baccalauréat (Questioning the Media). Aujourd’hui, mes étudiant-e-s devaient rendre leur travail de session et les deux derniers groupes d’étudiant-e-s devaient faire une présentation orale. Aujourd’hui, l’University of Sussex est fermée, pour cause de ‘severe weather conditions‘ (leur expression, pas la mienne). C’est vrai qu’hier, j’ai bien failli passer la nuit à l’Université (si j’avais quitté à mon heure habituelle, je n’aurais pas eu accès au transport pour retourner en ville)… Eh bien. En soirée, je suis quand même allée à une vigile pour la Journée internationale de lutte contre le sida. J’avais l’air de ça:

Laurence dans la neige, Brighton 1er décembre 2010

Aujourd’hui, comme je n’ai pas pensé amener quelques livres avec moi et que tout mon travail est essentiellement à l’Université, je prends une journée de congé. Il est grand temps que je poste un billet sur ce blogue, alors voici quelques nouvelles. En septembre, je vous parlais de quelques projets pour la session d’automne: l’enseignement, la rédaction de thèse… Tout ça avance bien - l’enseignement est super, j’adore tout simplement mes étudiant-e-s! Plusieurs me posent des questions intéressantes, abordent les sujets de discussions avec des exemples originaux… j’ai hâte de lire leurs travaux de session. La thèse avance aussi bien. J’ai terminé un brouillon pour trois de mes chapitres d’analyse (un sur le présentation de soi, un sur l’aménagement du blogue (en lien avec le home-making) et un sur les discours d’amélioration de soi). Il m’en reste un (sur le plaisir et l’empowerment) et ensuite, il me faudra penser à une conclusion, retravailler mes premiers chapitres (introduction, revue de littérature, métho)… et j’aurai un brouillon de toute la thèse!

Je ne me souviens pas si je vous ai déjà parlé du travail que je fais avec un collègue, Lefteris Zenerian, en vue de la création d’une communauté d’étudiant-e-s en sociologie, inscrit-e-s aux cycles supérieurs? Essentiellement, on organise des rencontres informelles (un vendredi sur deux - la dernière de la session est demain) où on discute autour d’un thé/café/verre de vin/etc. à propos de divers sujets: la place de l’idéologie en recherche, l’ontologie, etc. Demain, ce sera une discussion avec des membres du personel de la bibliothèque sur le campus, qui devraient nous parler des récents développements… On organise également des Research in Progress Seminars - quelques-uns par session. Le dernier de la session sera la semaine prochaine et on travaille déjà au programme pour la session prochaine. On a aussi soumis une demande de subvention à la British Sociological Association, pour l’organisation d’une conférence cet été - voyons si nous aurons les sous. Si vous désirez jeter un coup d’oeil aux diverses activités, nous avons même un site web (tout nouveau, auquel nous ajouterons bientôt des informations): Sociology Postgraduate Forum.

Autrement, ce matin, j’ai fait le tour des nouvelles. Il y a cet article sur les jeux vidéos et les femmes (publié sur le site du Guardian) et cet autre article sur le futur des blogues, également via le Guardian, qui ont retenu mon attention. Dommage qu’ils n’aient pas été publiés la semaine dernière - un de mes étudiant-e-s avait justement parlé des jeux vidéos et je lui avais suggéré la lecture de Die Tryin’: Videogames, Masculinity, Culture par Derek A. Burrill (2008, publié chez Peter Lang (New York)): il aurait possiblement trouvé le commentaire sur les jeux vidéos intéressant. Par ailleurs, le sujet abordé en séminaires portait sur les ‘nouveaux’ médias, et il aurait été intéressant de considérer le second article. Oh well…

Là, je pense que je vais aller faire le ménage de mon dossier ‘articles à classer’ et les classer dans EndNote, avec un bon café (chaud!). Ensuite… ensuite, je vais finir quelques applications pour des emplois l’année prochaine (semble-t-il qu’il faut y penser dès maintenant… c’est terrifiant!)… À bientôt.

Les blogueurs et blogueuses, socialement mésadapté-e-s?

Publié par Laurence le Monday, 11 October, 2010 @ 11:43 am

En parcourant le site du Guardian ce matin, je suis tombée sur cet article: Andrew Marr says bloggers are ‘inadequate, pimpled and single’. Andrew Marr est un journaliste et commentateur politique pour la British Broadcasting Corporation (BBC) et animateur de The Andrew Marr Morning Show (BBC One, dimanche en matinée). Son commentaire repris par The Guardian a été formulé dans le cadre du Cheltenham Literature Festival, où il était invité à s’exprimer à propos de l’impact des technologies sur notre consommation du journalisme. Il aurait alors mentionné que “A lot of bloggers seem to be socially inadequate, pimpled, single, slightly seedy, bald cauliflower-nosed, young men sitting in their mother’s basements and rating. They are very angry people”.

Ses impressions reflètent les préjugés qui entourent souvent la pratique blogue - déjà en 2007, Lena Karlsson mentionnait que les blogues (intimes, dans ce cas) étaient perçus comme étant le travail “d’exhibitionnistes obsédés par soi [et à la recherche] d’attention et de validation”.

Toutefois, le chapitre sur lequel je travaille présentement, basé sur les entrevues réalisées en 2008-2009 auprès de blogueuses intimes au Québec - ainsi que sur les billets qu’elles ont publiés sur leurs blogues, révèle que la création de réseaux d’entraide (via internet ou dans la ‘vraie’ vie, en dehors des échanges internet) dans la blogosphère est une dimension importante de l’expérience des blogueuses - très peu à voir avec l’isolement et l’égocentrisme sous-entendus par Andrew Marr.

Le support peut être très technique (comment insère-t-on une photo dans un billet?), émotif (en brisant le sentiment d’isolement que certaines peuvent ressentir à certains moments, par exemple), intellectuel et militant (les échanges dans les commentaires, par exemple, permettent d’approfondir les opinions et la compréhension de certains enjeux), etc. Ce que je constate à lire les billets publiés par les blogueuses qui ont participé à cette recherche, c’est souvent un désir d’amélioration de soi et de contribuer à la vie d’autrui - rien qui ne puisse être associé aux comportements de gens ’socialement mésadaptés’.

Sans sombrer dans une vision utopique des blogues - leur accès demeure limité par de nombreux facteurs, dont l’âge, l’alphabétisme (fonctionnel, de base ou numérique), le sexe, la localisation géographique, la classe sociale, etc. - la possibilité d’avoir accès à ce mode de publication permet toute de même une certaine démocratisation des échanges. Les dérapages, certes, sont possibles. Toutes personnes et tous points de vue ne sont pas nécessairement représentés. À lire d’autres chercheur-e-s qui se sont attardés sur la question (Haas (2005) et Wall (2005), par exemple), il semble que les blogues (journalistiques - et intimes, à mon avis) permettent d’avoir un accès privilégié sur des réalités parfois méconnues, souvent ignorées par les médias de masse. Les blogues donnent accès à un autre point de vue.

Sources et autres références:

* HAAS, Tanni (2005), From “Public Journalism” to the “Public’s Journalism”? Rhetoric and reality in the discourse of weblogs. in Journalism Studies, 6 (3), p. 387-396

* KARLSSON, Lena (2007), Desperately Seeking Sameness. The Processes and Pleasures of Identification in Women’s Diary Blog Reading. in Feminist Media Studies, 7 (2), p. 137-153

* PLUNKETT, John (2010),  Andrew Marr says bloggers are ‘inadequate, pimpled and single’, in The Guardian, 11 October 2010 (en ligne)

* WALL, Melissa (2005), ‘Blogs of War.’ Weblogs as News, in Journalism 6 (2) p. 153-172

Écriture, écriture…

Publié par Laurence le Wednesday, 15 September, 2010 @ 4:30 pm

J’avais pourtant la résolution de rédiger des billets plus souvent. Il semblerait que l’écriture de la thèse me laisse moins de temps pour blogger qu’anticipé! Au cours des derniers mois, j’ai terminé la première version d’un deuxième chapitre d’analyse, en plus de revoir mon premier chapitre d’analyse (ce que je complète cette semaine). J’ai aussi rédigé un article suite à la communication présentée à Montréal, que je soumettrai bientôt à une revue scientifique.

À propos de la communication à Montréal: la Société canadienne de sociologie vient de mettre son nouveau site web en ligne. Pas mal plus facile à naviguer… si on peut lire l’anglais. Certaines des pages sont traduites, mais il serait sympathique d’avoir les différents items du menu en français. Enfin, j’espère que ça viendra bientôt. On peut quand même y lire le résumé de ma communication, en français - oui, oui, cette communication pour laquelle j’ai obtenu le Prix de la meilleure communication étudiante. Il y a même une photo! Je sais, j’ai déjà mentionné que j’avais eu ce prix - mais c’est sympathique de le lire ailleurs, non? … Au fait, je vous ai dit que l’Université d’Ottawa a aussi publié un court texte à ce sujet? Ok, j’arrête…

Je viens d’apprendre que dès la première semaine d’octobre, je serai assistante à l’enseignement pour Questioning the media, enseigné par Kate O’Riordan (l’une de mes superviseures). C’est une nouvelle version de Introduction to Media Studies, pour lequel j’étais assistante l’année dernière - un cours d’introduction, certes, mais bien fascinant.

Au sujet de Kate: elle a écrit un billet très intéressant sur e-Research Ethics, billet dont je voulais vous parler voilà quelques semaines. Je ferai ça bientôt. En attendant, si ça vous dit, je vous en suggère la lecture: Internet research ethics: revisiting the relations between technologies, spaces, texts and people (22 juillet 2010).

La présentation de soi en ligne

Publié par Laurence le Thursday, 26 August, 2010 @ 5:05 pm

Dans le cadre de ma thèse de doctorat, je m’intéresse aux articulations possibles de discours de féminité dans les écrits intimes de blogueuses au Québec. La (re)présentation de soi sur internet est donc un thème qui traverse ma thèse et se trouve au coeur de mes nombreuses lectures.

Récemment, une demande a été postée sur la liste de discussion de l’Association of Internet Researchers: une personne cherchait à compiler une liste de ressources portant sur les présentations de soi, en ligne. Après avoir reçu de nombreuses suggestions, Ted M. Coopman a publié l’ensemble des références sur la page web d’un cours qu’il enseignera cet automne, Internet Communication (offert en ligne, via San José State University). Alors que je termine la lecture de certains des écrits de Erving Goffman, dont The Presentation of Self in Everyday Life (1990 [1959] chez Penguin Books), je trouve bien intéressant de constater les différents moyens par lesquels les internautes articulent une identité en ligne: via les sites de rencontres, les blogues (intimes ou autres), les sites de réseautage (Facebook et compagnie), Second Life, etc. Les articles explorent différents groupes en fonction de différentes identités (choisies ou non): genre, sexe, âge, race/ethnicité, orientation/identification sexuelle, etc.

J’ai déjà lu certains des articles mentionnés, dans le cadre de ma revue de littérature initiale, pour la recherche, ou même plus récemment, alors que je rédigeais un chapitre de ma thèse qui porte sur la présentation de soi que font les participantes à ma recherche, via leur blogue. Si je mentionne cette ressource ici, c’est essentiellement comme aide-mémoire: il faut vraiment qu’après avoir restructuré cet autre chapitre sur lequel je travaille présentement, je retourne à ces lectures pour voir si elles pourraient m’éclairer davantage. Bien-sûr, je partage aussi ce lien ici, au cas où quelques lectrices et lecteurs curieux souhaiteraient également consulter les écrits mentionnés.

Aussi - et je retourne à mon chapitre dès que je mentionne ceci - j’ai ajouté dans ma blogoliste le blogue de la Doctoral School, à l’University of Sussex. Le blogue est fréquemment mis à jour et bien que traitant essentiellement de sujets liés à Sussex, il contient aussi quelques éléments qui pourraient intéresser des chercheur-e-s qui ne sont pas basés à Sussex: une liste des blogues de chercheur-e-s associés à Sussex, mais aussi des conseils, renseignements et appels de textes qui s’adressent plus généralement à quiconque est au doctorat - ou même au postdoc. Et voilà: maintenant, revoyons ce chapitre…