Sussex fermée pour cause de tempête de neige…

Publié par Laurence le Thursday, 2 December, 2010 @ 3:05 pm

Aujourd’hui, jeudi de la semaine 9 (sur 10), je devais normalement enseigner deux séminaires de baccalauréat (Questioning the Media). Aujourd’hui, mes étudiant-e-s devaient rendre leur travail de session et les deux derniers groupes d’étudiant-e-s devaient faire une présentation orale. Aujourd’hui, l’University of Sussex est fermée, pour cause de ‘severe weather conditions‘ (leur expression, pas la mienne). C’est vrai qu’hier, j’ai bien failli passer la nuit à l’Université (si j’avais quitté à mon heure habituelle, je n’aurais pas eu accès au transport pour retourner en ville)… Eh bien. En soirée, je suis quand même allée à une vigile pour la Journée internationale de lutte contre le sida. J’avais l’air de ça:

Laurence dans la neige, Brighton 1er décembre 2010

Aujourd’hui, comme je n’ai pas pensé amener quelques livres avec moi et que tout mon travail est essentiellement à l’Université, je prends une journée de congé. Il est grand temps que je poste un billet sur ce blogue, alors voici quelques nouvelles. En septembre, je vous parlais de quelques projets pour la session d’automne: l’enseignement, la rédaction de thèse… Tout ça avance bien - l’enseignement est super, j’adore tout simplement mes étudiant-e-s! Plusieurs me posent des questions intéressantes, abordent les sujets de discussions avec des exemples originaux… j’ai hâte de lire leurs travaux de session. La thèse avance aussi bien. J’ai terminé un brouillon pour trois de mes chapitres d’analyse (un sur le présentation de soi, un sur l’aménagement du blogue (en lien avec le home-making) et un sur les discours d’amélioration de soi). Il m’en reste un (sur le plaisir et l’empowerment) et ensuite, il me faudra penser à une conclusion, retravailler mes premiers chapitres (introduction, revue de littérature, métho)… et j’aurai un brouillon de toute la thèse!

Je ne me souviens pas si je vous ai déjà parlé du travail que je fais avec un collègue, Lefteris Zenerian, en vue de la création d’une communauté d’étudiant-e-s en sociologie, inscrit-e-s aux cycles supérieurs? Essentiellement, on organise des rencontres informelles (un vendredi sur deux - la dernière de la session est demain) où on discute autour d’un thé/café/verre de vin/etc. à propos de divers sujets: la place de l’idéologie en recherche, l’ontologie, etc. Demain, ce sera une discussion avec des membres du personel de la bibliothèque sur le campus, qui devraient nous parler des récents développements… On organise également des Research in Progress Seminars - quelques-uns par session. Le dernier de la session sera la semaine prochaine et on travaille déjà au programme pour la session prochaine. On a aussi soumis une demande de subvention à la British Sociological Association, pour l’organisation d’une conférence cet été - voyons si nous aurons les sous. Si vous désirez jeter un coup d’oeil aux diverses activités, nous avons même un site web (tout nouveau, auquel nous ajouterons bientôt des informations): Sociology Postgraduate Forum.

Autrement, ce matin, j’ai fait le tour des nouvelles. Il y a cet article sur les jeux vidéos et les femmes (publié sur le site du Guardian) et cet autre article sur le futur des blogues, également via le Guardian, qui ont retenu mon attention. Dommage qu’ils n’aient pas été publiés la semaine dernière - un de mes étudiant-e-s avait justement parlé des jeux vidéos et je lui avais suggéré la lecture de Die Tryin’: Videogames, Masculinity, Culture par Derek A. Burrill (2008, publié chez Peter Lang (New York)): il aurait possiblement trouvé le commentaire sur les jeux vidéos intéressant. Par ailleurs, le sujet abordé en séminaires portait sur les ‘nouveaux’ médias, et il aurait été intéressant de considérer le second article. Oh well…

Là, je pense que je vais aller faire le ménage de mon dossier ‘articles à classer’ et les classer dans EndNote, avec un bon café (chaud!). Ensuite… ensuite, je vais finir quelques applications pour des emplois l’année prochaine (semble-t-il qu’il faut y penser dès maintenant… c’est terrifiant!)… À bientôt.

Les blogueurs et blogueuses, socialement mésadapté-e-s?

Publié par Laurence le Monday, 11 October, 2010 @ 11:43 am

En parcourant le site du Guardian ce matin, je suis tombée sur cet article: Andrew Marr says bloggers are ‘inadequate, pimpled and single’. Andrew Marr est un journaliste et commentateur politique pour la British Broadcasting Corporation (BBC) et animateur de The Andrew Marr Morning Show (BBC One, dimanche en matinée). Son commentaire repris par The Guardian a été formulé dans le cadre du Cheltenham Literature Festival, où il était invité à s’exprimer à propos de l’impact des technologies sur notre consommation du journalisme. Il aurait alors mentionné que “A lot of bloggers seem to be socially inadequate, pimpled, single, slightly seedy, bald cauliflower-nosed, young men sitting in their mother’s basements and rating. They are very angry people”.

Ses impressions reflètent les préjugés qui entourent souvent la pratique blogue - déjà en 2007, Lena Karlsson mentionnait que les blogues (intimes, dans ce cas) étaient perçus comme étant le travail “d’exhibitionnistes obsédés par soi [et à la recherche] d’attention et de validation”.

Toutefois, le chapitre sur lequel je travaille présentement, basé sur les entrevues réalisées en 2008-2009 auprès de blogueuses intimes au Québec - ainsi que sur les billets qu’elles ont publiés sur leurs blogues, révèle que la création de réseaux d’entraide (via internet ou dans la ‘vraie’ vie, en dehors des échanges internet) dans la blogosphère est une dimension importante de l’expérience des blogueuses - très peu à voir avec l’isolement et l’égocentrisme sous-entendus par Andrew Marr.

Le support peut être très technique (comment insère-t-on une photo dans un billet?), émotif (en brisant le sentiment d’isolement que certaines peuvent ressentir à certains moments, par exemple), intellectuel et militant (les échanges dans les commentaires, par exemple, permettent d’approfondir les opinions et la compréhension de certains enjeux), etc. Ce que je constate à lire les billets publiés par les blogueuses qui ont participé à cette recherche, c’est souvent un désir d’amélioration de soi et de contribuer à la vie d’autrui - rien qui ne puisse être associé aux comportements de gens ’socialement mésadaptés’.

Sans sombrer dans une vision utopique des blogues - leur accès demeure limité par de nombreux facteurs, dont l’âge, l’alphabétisme (fonctionnel, de base ou numérique), le sexe, la localisation géographique, la classe sociale, etc. - la possibilité d’avoir accès à ce mode de publication permet toute de même une certaine démocratisation des échanges. Les dérapages, certes, sont possibles. Toutes personnes et tous points de vue ne sont pas nécessairement représentés. À lire d’autres chercheur-e-s qui se sont attardés sur la question (Haas (2005) et Wall (2005), par exemple), il semble que les blogues (journalistiques - et intimes, à mon avis) permettent d’avoir un accès privilégié sur des réalités parfois méconnues, souvent ignorées par les médias de masse. Les blogues donnent accès à un autre point de vue.

Sources et autres références:

* HAAS, Tanni (2005), From “Public Journalism” to the “Public’s Journalism”? Rhetoric and reality in the discourse of weblogs. in Journalism Studies, 6 (3), p. 387-396

* KARLSSON, Lena (2007), Desperately Seeking Sameness. The Processes and Pleasures of Identification in Women’s Diary Blog Reading. in Feminist Media Studies, 7 (2), p. 137-153

* PLUNKETT, John (2010),  Andrew Marr says bloggers are ‘inadequate, pimpled and single’, in The Guardian, 11 October 2010 (en ligne)

* WALL, Melissa (2005), ‘Blogs of War.’ Weblogs as News, in Journalism 6 (2) p. 153-172

Les conférences de l’UQO: Médias sociaux 101

Publié par Laurence le Tuesday, 21 September, 2010 @ 4:16 pm

Tel que mentionné dans ma bio, j’ai fait mes études de baccalauréat à l’Université du Québec en Outaouais, université qui conserve une place bien importante dans ma vie (pour les expériences vécues, le développement personnel, les amitiés développées et solidifiées…). Comme j’aime suivre ce qui s’y fait, je visite de temps en temps leur site web et je suis les nouvelles publiées dans le bulletin Savoir.

Eh bien. Aujourd’hui, j’ai découvert que le mois prochain, le 20 octobre plus spécifiquement, s’y tiendra une conférence avec Michelle Blanc, intitulée Médias sociaux 101. Médias sociaux 101, c’est aussi le titre du livre rédigé par Michelle Blanc et Nadia Seraiocco (titre intégral: Les médias sociaux 101. Le réseau mondial des beaux-frères et des belles-soeurs, publié prochainement chez les éditions Logiques). J’ai cherché, en vain, plus de détails sur le site de l’UQO, mais heureusement, Michelle Blanc a posté un billet à propos du livre (accompagné d’une vidéo!), qui aborde le contenu du livre (semble-t-il essentiellement basé sur des réflexions publiées sur son blogue). Celui-ci porte sur divers médias sociaux: Twitter, Facebook, YouTube, blogues, etc. et procède à une analyse de leurs rôles tant dans notre quotidien qu’au niveau du politique. Je présume que la conférence abordera ces différents médias sociaux et leurs impacts…?

À écouter la vidéo et lire à propos de ce livre, moi, j’aimerais bien assister à la dite conférence. Distance oblige, je vais me contenter de me procurer ce livre lors de mon prochain passage au Québec. Vous êtes aussi curieuses/curieux que moi? Les détails de la conférence à l’UQO se trouvent sur cette affiche:

Conférence UQO Michelle Blanc

À Montréal? Semble-t-il que le lancement du livre aura lieu dans quelques jours (le 27 septembre). Les détails de quand et comment rencontrer Michelle Blanc se trouvent sur son blogue. Si vous avez l’occasion de lire ce livre avant moi, d’assister à la conférence, etc…. J’aimerais beaucoup avoir vos impressions!

Écriture, écriture…

Publié par Laurence le Wednesday, 15 September, 2010 @ 4:30 pm

J’avais pourtant la résolution de rédiger des billets plus souvent. Il semblerait que l’écriture de la thèse me laisse moins de temps pour blogger qu’anticipé! Au cours des derniers mois, j’ai terminé la première version d’un deuxième chapitre d’analyse, en plus de revoir mon premier chapitre d’analyse (ce que je complète cette semaine). J’ai aussi rédigé un article suite à la communication présentée à Montréal, que je soumettrai bientôt à une revue scientifique.

À propos de la communication à Montréal: la Société canadienne de sociologie vient de mettre son nouveau site web en ligne. Pas mal plus facile à naviguer… si on peut lire l’anglais. Certaines des pages sont traduites, mais il serait sympathique d’avoir les différents items du menu en français. Enfin, j’espère que ça viendra bientôt. On peut quand même y lire le résumé de ma communication, en français - oui, oui, cette communication pour laquelle j’ai obtenu le Prix de la meilleure communication étudiante. Il y a même une photo! Je sais, j’ai déjà mentionné que j’avais eu ce prix - mais c’est sympathique de le lire ailleurs, non? … Au fait, je vous ai dit que l’Université d’Ottawa a aussi publié un court texte à ce sujet? Ok, j’arrête…

Je viens d’apprendre que dès la première semaine d’octobre, je serai assistante à l’enseignement pour Questioning the media, enseigné par Kate O’Riordan (l’une de mes superviseures). C’est une nouvelle version de Introduction to Media Studies, pour lequel j’étais assistante l’année dernière - un cours d’introduction, certes, mais bien fascinant.

Au sujet de Kate: elle a écrit un billet très intéressant sur e-Research Ethics, billet dont je voulais vous parler voilà quelques semaines. Je ferai ça bientôt. En attendant, si ça vous dit, je vous en suggère la lecture: Internet research ethics: revisiting the relations between technologies, spaces, texts and people (22 juillet 2010).

La présentation de soi en ligne

Publié par Laurence le Thursday, 26 August, 2010 @ 5:05 pm

Dans le cadre de ma thèse de doctorat, je m’intéresse aux articulations possibles de discours de féminité dans les écrits intimes de blogueuses au Québec. La (re)présentation de soi sur internet est donc un thème qui traverse ma thèse et se trouve au coeur de mes nombreuses lectures.

Récemment, une demande a été postée sur la liste de discussion de l’Association of Internet Researchers: une personne cherchait à compiler une liste de ressources portant sur les présentations de soi, en ligne. Après avoir reçu de nombreuses suggestions, Ted M. Coopman a publié l’ensemble des références sur la page web d’un cours qu’il enseignera cet automne, Internet Communication (offert en ligne, via San José State University). Alors que je termine la lecture de certains des écrits de Erving Goffman, dont The Presentation of Self in Everyday Life (1990 [1959] chez Penguin Books), je trouve bien intéressant de constater les différents moyens par lesquels les internautes articulent une identité en ligne: via les sites de rencontres, les blogues (intimes ou autres), les sites de réseautage (Facebook et compagnie), Second Life, etc. Les articles explorent différents groupes en fonction de différentes identités (choisies ou non): genre, sexe, âge, race/ethnicité, orientation/identification sexuelle, etc.

J’ai déjà lu certains des articles mentionnés, dans le cadre de ma revue de littérature initiale, pour la recherche, ou même plus récemment, alors que je rédigeais un chapitre de ma thèse qui porte sur la présentation de soi que font les participantes à ma recherche, via leur blogue. Si je mentionne cette ressource ici, c’est essentiellement comme aide-mémoire: il faut vraiment qu’après avoir restructuré cet autre chapitre sur lequel je travaille présentement, je retourne à ces lectures pour voir si elles pourraient m’éclairer davantage. Bien-sûr, je partage aussi ce lien ici, au cas où quelques lectrices et lecteurs curieux souhaiteraient également consulter les écrits mentionnés.

Aussi - et je retourne à mon chapitre dès que je mentionne ceci - j’ai ajouté dans ma blogoliste le blogue de la Doctoral School, à l’University of Sussex. Le blogue est fréquemment mis à jour et bien que traitant essentiellement de sujets liés à Sussex, il contient aussi quelques éléments qui pourraient intéresser des chercheur-e-s qui ne sont pas basés à Sussex: une liste des blogues de chercheur-e-s associés à Sussex, mais aussi des conseils, renseignements et appels de textes qui s’adressent plus généralement à quiconque est au doctorat - ou même au postdoc. Et voilà: maintenant, revoyons ce chapitre…

“Stop this slut-shaming” (Laurie Penny - The Guardian)

Publié par Laurence le Monday, 9 August, 2010 @ 3:08 pm

Des amies ont partagé, sur Facebook, un lien menant à cet article publié aujourd’hui sur le site du Guardian: Stop this slup-shaming, par Laurie Penny.

Il s’agit d’un article très intéressant, à mon avis, non seulement dû à la nature du sujet traité, mais également puisqu’il fait écho aux prémisses que j’avais posées dans ma thèse de maîtrise, intitulée “Les magazines pour adolescentes: qu’en pensent les principales intéressées?“. Dans ma thèse, je discutais de la problématique, à mon sens, posée par les discours sur l’hypersexualisation des jeunes filles, qui tenaient comme partiellement responsables cette presse que sont les magazines pour adolescentes. Pour la plupart des études du contenu de cette presse, peu d’études avaient, à ce jour, tenté d’explorer la réception que font les adolescentes du contenu de ces magazines.

Employant le modèle proposé par Stuart Hall, sur l’encodage et le décodage, et plus spécifiquement sa typologie suggérant trois types de décodages possibles (dominante ou hégémonique; négociée; oppositionnelle), j’interrogeais des adolescentes de l’Outaouais (âgées entre 15 et 17 ans) afin de découvrir comment elles se positionnaient face aux contenus de ces magazines (pour la plupart, qui lisaient des magazines tels Cool!; Filles: clin d’oeil; et Adorable).

Dans l’introduction de ma thèse de maîtrise, je discutais les travaux de Bouchard et Bouchard, notamment, qui présentent le contenu de ces magazines comme ayant possiblement des conséquences sur les jeunes filles et les adolescentes, notamment “vulnérabilité accrue à l’image du corps, à la dépendance affective, à l’exploitation sexuelle, etc.” (2005: 12). Je mentionnais par la suite mon inconfort face à de telles discussions, notamment puisqu’elles tendent à nier toute capacité d’action chez les adolescentes elles-mêmes (de là mon désir de rencontrer des lectrices de ces magazines).

Dans son article publié aujourd’hui sur le site du Guardian, Laurie Penny fait le commentaire suivant: “”Sexualisation” is a troubling piece of cultural shorthand. It suggests that sexuality is something that is done to young women, rather than something that they can own and control: that they can never be sexual, only sexualised. This is not a helpful message to send to girls as they begin to explore their sexuality.”

L’intérêt d’un tel commentaire est, à mon avis, que l’auteure souligne comment de tels discours tendent à victimiser les jeunes filles et adolescentes; à leur retirer toute capacité d’action - ce qui me préoccupait d’ailleurs au moment de produire ma thèse de maîtrise. Bien que mes recherches actuelles ne portent plus directement sur cette question, mes intérêts y résident toujours. J’ai d’ailleurs récemment entrepris la lecture de “The Ethical Slut: A Practical Guide to Polyamory, Open Relationships and Other Adventures” (2009 [1997] par Dossie Easton et Janet W. Hardy), qui semble-t-il tend à déconstruire les “normes” actuelles portant sur les sexualités féminines et masculines.

… je sais: sans doute est-ce une distraction par rapport à ma thèse de doctorat, mais une distraction intéressante toute de même.

Références mentionnées:

  • Bouchard, Pierrette et Natasha Bouchard (2005), La sexualisation précoce et la vulnérabilité des filles, in Bouchard, Pierrette, Natasha Bouchard et Isabelle Boili, La sexualisation précoce des filles. Montréal: Éditions Sisyphe, p. 11-23
  • Clennett-Sirois, Laurence (2008), Les magazines pour adolescentes: qu’en pensent les principales intéressées?, thèse de maîtrise [Département de sociologie et d'anthropologie], Ottawa: Université d’Ottawa, 151 p.
  • Easton, Dossie and Janet W. Hardy (2009 [1997]), The Ethical Slut: A Practical Guide to Polyamory, Open Relationships and Other Adventures. Celestial Arts, 296 p.
  • Hall, Stuart (1980), Encoding/Decoding, in Culture, Media, Language. London, Melbourne: Hutchinson et CCCS, p. 128-138
  • Penny, Laurie (2010), Stop this slut-shamming. in The Guardian (9th August 2010), accessible online: http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/aug/09/stop-this-slut-shaming

Blogolistes - La revanche!

Publié par Laurence le Tuesday, 3 August, 2010 @ 6:13 pm

Je travaille encore sur le chapitre dont je vous parlais la semaine dernière, accompagné d’une illustration qui en disait long… sur mon état de confusion. J’ai découvert en procrastinant (un peu) cet après-midi un site qui permet de créer des nuages de mots clés, un peu comme on trouve sur mon blogue végétarien (et de nombreux autres blogues): TagCrowd. Je suis parvenue, en listant l’ensemble des URLs des sites référencés par les participantes à cette recherche, à identifier les 50 sites qui sont les plus référencés par ces dernières:

TagCloud - Blogroll

Un peu comme la A-List de ces blogueuses?

Peut-être qu’ajouter cette jolie image à mon chapitre sera source d’inspiration supplémentaire? D’ici là, je remercie TagCrowd pour cet outil fort sympathique… et je retourne à la rédaction.

Oh! Pendant que j’y pense: Ross, l’étudiant qui participe au projet de recherche Queering Genealogies dont je vous parlais voilà quelques semaines m’a envoyé un courriel cet après midi pour m’annoncer la chose suivante: un article à propos du projet et de sa participation comme chercheur pour ce projet vient d’être publié par le Pink Paper! En plus, une personne ayant lu l’article “University of Sussex student to study gay family ties” serait entrée en contact avec Ross, afin de participer à la recherche! Félicitations, Ross!

Blogolistes

Publié par Laurence le Thursday, 29 July, 2010 @ 6:49 pm

Pour le chapitre sur lequel je travaille présentement, je procède à une analyse des liens inclus dans les blogues des participantes à ma recherche. J’ai (officiellement) cessé de suivre les blogues sélectionnés pour ce projet en juin 2009 - les liens analysés sont donc ceux qui étaient, à cette époque, sur les blogues.

Depuis lundi, j’ai visité un total de 524 sites web - pas que des blogues, mais tous les liens qui étaient dans les vingt-et-une blogolistes (deux blogues des 23 retenus ne contenaient aucun lien). Certaines participantes se lisent semble-t-il mutuellement, d’autres semblent lire les mêmes blogues (qui n’ont pas été sélectionnés pour la recherche - certains sont d’ailleurs très populaires: je pense à L’ex-Ivrogne, la Fêlée, la (Off) Mère indigne; aux Cornus; à Renart L’Éveillé, à Un taxi la nuit… et j’en passe!)… et puis quelques-unes font référence à des sites ou blogues qui ne sont pas repris par d’autres.

En visitant tous ces sites, j’ai fait des découvertes intéressantes, je suis tombée face à des blogues supprimés et d’autres protégés (mot de passe nécessaire pour y accéder), j’ai visité des blogues auxquels certaines blogueuses avaient fait référence lors de leur entrevue, d’autres de gens que je connais personnellement (c’est un petit monde!)…

À présent, j’essaie de faire sens de tout ce que j’ai remarqué. Cet après-midi, j’ai rapidement noté les liens entre les blogues 1) des participantes (les prénoms indiqués en noir sont fictifs) et 2) qui étaient mentionnés à au moins deux reprises par différentes blogueuses. Voilà (en très mauvaise qualité) ce à quoi ça ressemble:

Blogroll Nightmare

Hum. Ok. On fait quoi, maintenant? Eh my…

Junior Research Associate Bursaries

Publié par Laurence le Monday, 12 July, 2010 @ 11:57 am

Voilà quelques temps, j’ai accepté la proposition de Kate O’Riordan, l’une de mes superviseures, qui me suggérait de devenir mentor pour un-e étudiant-e récipiendaire d’une Junior Research Associate Bursary à l’University of Sussex. Le 6 juillet dernier, j’ai rencontré Ross, l’étudiant qui travaille comme assistant de recherche junior pour le projet Queering Genealogies (supervisé par Kate O’Riordan).

Essentiellement, le projet consiste à effectuer des entrevues avec des gens de la communauté LGBTIQ (lesbienne, gaie, bisexuelle, trans, intersexe ou en questionnement) qui auraient, dans leur famille, une autre personne (ou plusieurs!) membre(s) de cette communauté. Suite aux entrevues et leur analyse, Kate et Ross souhaitent créer un projet en ligne, sur internet, pour donner accès à ces témoignages et aux analyses qui en auront découlé.

Le projet est vraiment très intéressant et la possibilité qui m’est offerte d’en suivre la progression et d’y apporter un peu d’aide est tout un honneur!

Lors de ma rencontre avec Ross, nous avons discuté du projet de recherche en général, du processus d’entrevues, de l’utilité et des limites d’avoir un blogue de recherche, du recrutement de participant-e-s et des dimensions éthiques et morales qui peuvent survenir et doivent être considérées.

Il a déjà identifié quelques personnes qui souhaitent participer à ce projet. Si vous connaissez des gens à Brighton qui aimeraient aussi y participer, veuillez ne pas hésiter à contacter Ross (son courriel se trouve sur le site décrivant le projet). Vous pouvez aussi suivre son blogue de recherche, ou visiter sa page Facebook pour aider à publiciser le projet.

Marathon des conférences: complété!

Publié par Laurence le Wednesday, 7 July, 2010 @ 3:47 pm

Aujourd’hui, mercredi 7 juillet 2010, je tente de faire le bilan d’un été bien rempli (même si à peine amorcé!? oh my…).

La dernière conférence que j’avais à l’horaire, la Digital Methods, Cultural Politics and Feminist Approaches Graduate Conference, organisée en collaboration avec ma collègue Aristea, a eu lieu lundi dernier, le 5 juillet, à l’University of Sussex. Avec une cinquantaine de délégué-e-s, trois sessions avec des présentations de chercheur-e-s gradué-e-s ou nouveaux chercheur-e-s et deux sessions plénières (une avec Adi Kuntsman de Manchester et l’autre avec Catherine Redfern, la fondatrice de The F-Word), c’était une longue journée, mais combien stimulante! Mes sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont contribué par leur aide, leur présence, leurs interventions et/ou présentations.

Digital Methods, Cultural Politics and Feminist Approaches Poster

DigiFem Poster

La semaine précédante, c’était à la 7th Biennial Auto/Biography Association Conference que j’étais: présentation le lundi, bénévolat le reste de la semaine. Une occasion rare de rencontrer de nombreux chercheur-e-s et d’être exposée à des sujets de et approches en recherche hyper-stimulants! Notamment, j’ai eu l’honneur de faire la traduction lors de l’atelier organisé avec Philippe Lejeune - une expérience extraordinaire. Ce que j’en retire notamment, c’est d’avoir eu la chance de rencontrer Philippe Lejeune et de lui poser une question par rapport à mon sujet de recherche. Aussi, j’ai pu échanger tout au long de cette conférence avec de nombreux chercheur-e-s qui m’ont fait des suggestions de lecture intéressantes et qui ont éveillé ma curiosité face à de nombreux projets. Encore une fois: merci à toutes celles et tous ceux qui ont fait de cette conférence un événement des plus intellectuellement stimulants.

Enfin, comme je l’ai indiqué dans mon dernier billet, j’étais à la fin mai/début juin à Montréal au Congrès des sciences humaines 2010. Je ne reviendrai pas pour une énième fois sur cette expériece, mais tout cela pour dire que maintenant, je comprends mieux mon bon ami Paul qui faisait parfois référence à cette période-ci de l’année (à la fin de la session universitaire de l’hiver/printemps) comme étant le temps du marathon des conférences. Maintenant que ledit marathon est terminé, reste à écrire les chapitres de ma thèse et explorer les avenues de recherche et les suggestions de lectures obtenues lors des nombreuses conversations entretenues depuis le dernier mois et demi. Ce sera un été bien occupé, mais je l’espère, aussi, bien productif.

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