Marathon des conférences: complété!

Publié par Laurence le Wednesday, 7 July, 2010 @ 3:47 pm

Aujourd’hui, mercredi 7 juillet 2010, je tente de faire le bilan d’un été bien rempli (même si à peine amorcé!? oh my…).

La dernière conférence que j’avais à l’horaire, la Digital Methods, Cultural Politics and Feminist Approaches Graduate Conference, organisée en collaboration avec ma collègue Aristea, a eu lieu lundi dernier, le 5 juillet, à l’University of Sussex. Avec une cinquantaine de délégué-e-s, trois sessions avec des présentations de chercheur-e-s gradué-e-s ou nouveaux chercheur-e-s et deux sessions plénières (une avec Adi Kuntsman de Manchester et l’autre avec Catherine Redfern, la fondatrice de The F-Word), c’était une longue journée, mais combien stimulante! Mes sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont contribué par leur aide, leur présence, leurs interventions et/ou présentations.

Digital Methods, Cultural Politics and Feminist Approaches Poster

DigiFem Poster

La semaine précédante, c’était à la 7th Biennial Auto/Biography Association Conference que j’étais: présentation le lundi, bénévolat le reste de la semaine. Une occasion rare de rencontrer de nombreux chercheur-e-s et d’être exposée à des sujets de et approches en recherche hyper-stimulants! Notamment, j’ai eu l’honneur de faire la traduction lors de l’atelier organisé avec Philippe Lejeune - une expérience extraordinaire. Ce que j’en retire notamment, c’est d’avoir eu la chance de rencontrer Philippe Lejeune et de lui poser une question par rapport à mon sujet de recherche. Aussi, j’ai pu échanger tout au long de cette conférence avec de nombreux chercheur-e-s qui m’ont fait des suggestions de lecture intéressantes et qui ont éveillé ma curiosité face à de nombreux projets. Encore une fois: merci à toutes celles et tous ceux qui ont fait de cette conférence un événement des plus intellectuellement stimulants.

Enfin, comme je l’ai indiqué dans mon dernier billet, j’étais à la fin mai/début juin à Montréal au Congrès des sciences humaines 2010. Je ne reviendrai pas pour une énième fois sur cette expériece, mais tout cela pour dire que maintenant, je comprends mieux mon bon ami Paul qui faisait parfois référence à cette période-ci de l’année (à la fin de la session universitaire de l’hiver/printemps) comme étant le temps du marathon des conférences. Maintenant que ledit marathon est terminé, reste à écrire les chapitres de ma thèse et explorer les avenues de recherche et les suggestions de lectures obtenues lors des nombreuses conversations entretenues depuis le dernier mois et demi. Ce sera un été bien occupé, mais je l’espère, aussi, bien productif.

Life Writing and Intimate Publics - 7th Biennial International Auto/Biography Association Conference

Publié par Laurence le Thursday, 24 June, 2010 @ 3:57 pm

Depuis mon retour en Angleterre, je continue le sprint des conférences 2010. L’expérience montréalaise au Congrès des sciences humaines était extraordinaire, comme je vous en ai parlé ici. Mais comme les occasions d’apprendre toujours plus se font nombreuses, je présente aussi une communication dans le cadre de la 7e conférence biannuelle de l’International Auto/Biography Association. Cette conférence qui s’amorce dès le 28 juin (jusqu’au 1er juillet) a pour thème “Life Writing and Intimate Publics” et sera l’occasion de rencontrer beaucoup de chercheur-e-s qui m’inspirent déjà (Philippe Lejeune et Sidonie Smith, par exemple), et d’en apprendre sur d’autres qui seront sûrement aussi source d’inspiration. Yay!

La communication que je présenterai, lundi en après-midi, s’intitule “‘If you have a blog, you really exist’. Or why blogging and keeping a manuscript diary are not the same”, et porte essentiellement sur les (dis)similarités entre le journal intime manuscrit et le blogue intime publié via internet. Inspirée des entrevues réalisées au Québec entre août 2008 et mars 2009 ainsi que des travaux d’autres chercheur-e-s sur la question, cette communication explore le concept de blogue intime ainsi que les impacts de la pratique blogue sur les femmes. Si vous voulez lire le résumé de ma communication (en anglais), rendez-vous à la page 93 du programme officiel.

Enfin, le sprint des conférences se terminera pour moi le 5 juillet prochain (enfin, aux dernières nouvelles!), alors que la conférence que j’organise avec une collègue aura lieu. Cette conférence qui s’intitule “Digital Methods, Cultural Politics and Feminist Approaches: A One – Day Graduate Conference s’adresse aux étudiant-e-s des cycles supérieurs et aux jeunes chercheur-e-s et aura lieu à l’University of Sussex. Je ne présenterai pas à cette conférence, mais les communications qui seront présentées sont de haute qualité - je suis convaincue que l’expérience sera positive pour toutes les personnes qui y assisteront. Le programme préliminaire est d’ailleurs en ligne.

Sur ce, je retourne à la préparation de mon powerpoint pour lundi… À bientôt!

Michèle Ollivier

Publié par Laurence le Thursday, 10 June, 2010 @ 8:08 pm

Michèle O.

(crédits de la photo: Université d’Ottawa) J’ai rencontré Michèle Ollivier alors que je venais de m’inscrire à l’Université d’Ottawa, pour ma maîtrise en sociologie et en études des femmes. Ma mère la connaissait déjà, du temps de leur jeune vingtaine, alors qu’elles étaient toutes deux impliquées au sein de groupes féministes en Outaouais. J’avais parcouru son profil sur le site de l’Université d’Ottawa et elle me semblait travailler sur des sujets de recherche qui m’intéressaient. Je suis donc entrée en contact avec Michèle et puis je l’ai rencontrée, à son bureau.

Je me souviens de son sourire, de son écoute, de ses questions, de ses suggestions, de ses anecdotes, de son enthousiasme, de son soutien - tant lors de cette rencontre initiale que lors de nos échanges subséquents. Je me souviens qu’elle était toujours disponible si j’avais besoin d’elle et que si je ne lui écrivais pas ou ne passais pas à son bureau pour une longue période, elle m’écrivait pour prendre des nouvelles, m’offrir son aide. Avec Andrea Martinez, elle travaillait fort pour que je me sente bien encadrée.

Je me souviens qu’à l’automne 2006, elle a passé une session en Angleterre, comme professeure invitée - quelle chance, je me disais! Que malgré la distance, elle m’écrivait bien souvent et répondait toujours à mes questions, me rassurait lorsque je n’étais pas certaine de la direction à prendre avec ma thèse. Dans ses courriels, elle me parlait parfois brièvement de l’expérience de vivre dans ce pays, partageait ses réflexions sur la vie quotidienne, sur son quotidien.

Je me souviens que lorsqu’à mon tour, je me suis préparée pour mon séjour en Angleterre, alors que ma maîtrise n’était pas tout à fait complétée (ok, loin d’être complétée), Michèle s’était inquiétée. Peut-être n’était-ce pas le on moment, peut-être pas tout de suite… Mais elle a respecté que je parte et fidèle à elle-même, elle m’écrivait souvent pour prendre de mes nouvelles, savoir comment je m’adaptais à mon nouvel environnement et vérifier que je travaillais toujours sur ma thèse de maîtrise.

Lorsque je suis revenue en décembre 2007 pour la soutenance de ma thèse, Michèle m’a offert beaucoup de soutien et ce aussi lorsque je suis retournée à Brighton pour continuer mon doctorat et faire les corrections demandées à ma thèse de maîtrise. À mon retour au cours de l’été 2008, pendant ma recherche terrain, j’ai revu Michèle à quelques reprises, elle m’a suggéré des lectures, des cours, m’a transféré des appels de textes et des courriels qui pourraient m’intéresser. Nous nous sommes vues de temps en temps en 2008-2009, jusqu’à ce que je rentre de nouveau en Angleterre.

Aujourd’hui, alors que je dois préparer mes valises puisque je retourne en Angleterre ce soir, j’ai revu Michèle - en fait, j’ai assisté à ses funérailles. Michèle est décédée dimanche dernier, le 6 juin. Depuis la nouvelle de son décès, je me sens bouleversée et je regrette. Je regrette de ne pas avoir gardé davantage contact avec elle, je regrette de ne pas lui avoir dit à quel point elle a joué un rôle important dans mon cheminement - personnel et académique. Je regrette de ne pas avoir pu partager avec elle toutes ces pensées qui traversent mon esprit depuis près d’une semaine.

Puisque les regrets sont inutiles s’ils ne permettent pas d’avancer, je prendrai soin de partager les idées de Michèle, de suggérer la lecture de ses écrits. Je sais qu’outre auprès de sa fille et de ses proches, les enseignements de Michèle vivent dans plusieurs d’entre nous, jeunes chercheur-e-s et féministes qui avons eu l’honneur de travailler avec elle. Merci, Michèle. Pour tout, merci.

Conférence annuelle de la Société canadienne de sociologie

Publié par Laurence le Thursday, 10 June, 2010 @ 6:48 pm

Cette année, j’ai pour la première fois soumis une communication à la Société canadienne de sociologie, pour leur conférence annuelle, tenue dans le cadre du Congrès des sciences humaines 2010 (à l’Université Concordia). Ma communication, intitulée “Les blogues intimes: des expériences privées notées dans un espace public. Pour une prise de conscience politique?” a été acceptée pour présentation dans une session intitulée “Women’s Use of the Internet: A Tool for Connected Understanding? / L’utilisation par les femmes de l’Internet: un outil du savoir branché?”, organisée par Ann Denis de l’Université d’Ottawa, animée par Dianne Looker de l’Université Mount St-Vincent et où une discussion était animée par Geneviève Rail, directrice de l’Institut Simone de Beauvoir.

Outre ma présentation, ma bonne amie Anabel Paulos (candidate au doctorat en sociologie à l’Université d’Ottawa) présentait une étude de cas intitulée “Transnational feminist advocacy and the case of Amina Lawal: a lesson from “below”” et l’organisatrice de la session, Ann Denis, présentait sa communication “Young women’s use of the Internet as a tool for connected understanding: A comparison of Barbadian and Franco-Ontarian high school students”. Si vous souhaitez lire le résumé de nos communications, le programme de la conférence annuelle de la Société canadienne de sociologie est disponible en ligne - les résumés se trouvent aux pages 63-65 (suivez le lien).

L’expérience de présenter une partie des résultats tirés de ma recherche était extraordinaire. Présenter au Québec et en français, à des collègues francophones et anglophones, était superbe. Plus encore, j’ai eu l’honneur de recevoir le Prix de la meilleure communication étudiante de la Société canadienne de sociologie, reconnaissance que je souhaite partager avec toutes les personnes qui m’ont aidée pendant mes études et ma recherche. Voici quelques photos prises lors du banquet:

Sur la première, je me trouve en compagnie de John Goyder, président élu de la Société canadienne de sociologie et professeur de sociologie à l’Université de Waterloo ainsi que de Dominique Clément, professeur à l’Université d’Alberta et récipiendaire du Prix du livre dans la tradition d’excellence John Porter. Sur la seconde, je suis accompagnée de Anabel Paulos et Ann Denis, les deux autres conférencières de notre session sur les femmes et les usages d’internet.

Je n’ai pas eu la chance de faire mes remerciements lors du banquet, alors voici la section remerciements du court texte que j’avais préparé pour l’occasion:

Bonsoir à vous toutes et tous,

J’aimerais d’abord remercier très sincièrement les organisatrices et organisateurs de la Conférence annuelle de la Société canadienne de sicilogie pour leur travail en vue de la tenue de cet événement des plus intéressants. Plus spécifiquement, je tiens à mentionner la professeure Ann Denis (Université d’Ottawa) pour l’organisation de la session dans laquelle j’ai eu la chance de présenter, John Goyder (Université Waterloo), président-élu de la Société canadienne de sociologie et monsieur Gilles Laflamme, directeur de la Société canadienne de sociologie, qui a toujours patiemment répondu à mes nombreux courriels. Ceci, j’espère, sans rien enlever à tous autres responsables et bénévoles impliqué-e-s, que je remercie également.

Je tiens aussi à reconnaître le soutien financier du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et de la School of Media, Film and Music de l’University of Sussex.

Bien que la plupart des envers qui je suis infiniment reconnaissante ne peuvent être ici ce soir, j’aimerais rapidement mentionner Janice Winship et Kate O’Riordan, mes superviseures à l’University of Sussex; ainsi que les participantes à ma recherche. Ces blogueuses ont non seulement accepté de participer à des entrevues et de me donner accès à leurs écrits, mais elles sont également une source d’inspiration et de motivation quotidiennes.

Je souhaite aussi remercier les nombreuses et nombreux ami-e-s, membres de mes familles et professeur-e-s qui m’ont supportée de plus de manières que j’aurais pu souhaiter… nommer chacune de ces personnes nécessiterait plus de temps que ce dont nous disposons ce soir, mais j’espère qu’elles savent toutes à quel point de suis reconnaissante.

Merci beaucoup, bonne soirée et bonne conférence.

Discipline, discipline…

Publié par Laurence le Thursday, 11 February, 2010 @ 4:37 pm

La session dernière a donc été plus ardue qu’envisagée.

D’abord, les transcriptions. Grâce à ExpressScribe et à la pédale fournie par la School of Media, Film, and Music de l’University of Sussex, j’ai pu terminer la transcription des entrevues en novembre. Il ne me restait que quelques semaines avant de retourner au Québec pour les Fêtes, semaines qui ont été consacrées à l’enseignement et à dresser un portrait des thèmes qui émergent des entrevues et que je pourrais explorer plus en détails.

Les thèmes qui m’intéressent sont nombreux. Très nombreux. Ce qui laisse percevoir que mes entrevues et les blogues sélectionnés contiennent beaucoup de matériel, ce qui est bien encourageant! Une rencontre avec mes superviseures en début de semaine m’a confirmé ceci et elles m’ont rassurée en me disant que même si je ne parviens pas à inclure absolument tout dans ma thèse, il y a toujours les projets d’articles et de livres pour les mois et années suivant mon doctorat… C’est vrai.

Pour revenir à l’enseignement, le cours Introduction to Media Studies s’est bien déroulé. J’avais deux groupes le vendredi (un en matinée, l’autre en après-midi), des étudiant-e-s de première année de baccalauréat. Ils m’ont pour la plupart semblés très curieux et intéressés, mais je constatais que plusieurs ne semblaient pas avoir les outils pour réaliser des travaux de session. J’ai donc passé un temps presqu’à chaque semaine pour couvrir des sujets comme la recherche de sources (articles, livres, etc.) via le site de la bibliothèque ici, comment référencer adéquatement les documents utiliser, qu’est-ce que le plagiat, qu’est-ce qu’une question de recherche, une hypothèse, etc. C’était bien intéressant et aussi l’occasion de constater à quel point je prends plaisir à aborder ces questions avec des étudiant-e-s, et à discuter de leurs projets de recherche (plusieurs ont été bien originaux dans leurs choix de sujets, ce qui était intéressant à lire!).

Cette session, j’enseigne pour le cours Researching Media & Film, pour les étudiant-e-s de deuxième année de baccalauréat. J’ai un groupe seulement, ce qui me convient tout de même, comme j’ai plus de temps pour ma propre recherche. Les étudiant-e-s posent beaucoup de questions et j’apprécie la structure du cours, sous forme de ‘workshops’ (ateliers), qui me permet de discuter avec les étudiant-e-s en petits groupes (2-3 étudiant-e-s). L’idée derrière ce cours est d’explorer les éléments d’une recherche afin de les outiller pour la rédaction de leur dissertation l’année prochaine.

Comme j’ai plus de temps pour ma recherche, je me donne d’autres objectifs. Au cours des dernières semaines, j’ai identifié et traduit les extraits de mes entrevues qui me semblaient les plus révélateurs. Comme je suis présentement une formation afin de connaître toutes les possibilités relatives à l’utilisation de NVivo, j’aurai du matériel avec lequel expérimenter avec ce logiciel! Je travaille également à la structuration de ma thèse (sur quels thèmes devraient porter mes chapitres?) et la rédaction de textes (pour des conférences ou pour publication). Je me tiens occupée, mais c’est très stimulant!

Au sujet des conférences. Je vous parlais d’une proposition de communication soumise à la 7th Biennial International Auto/Biographies Association Conference. La conférence, sous le thème “Life Writing and Intimate Publics“ aura lieu cet été à l’Université Sussex et j’y présenterai une partie de mes travaux. En effet, ma communication intitulée “‘If you have a blog, you really exist’. Or why blogging and keeping a manuscript diary are not the same” a été acceptée. Je vous donnerai des nouvelles plus près de la date.

Des collègues à moi, aussi étudiantes à l’Université Sussex, organisent une série de séminaires pour les chercheur-e-s au doctorat qui s’intéressent aux questions de genre. Je présenterai en partie un texte sur lequel je travaille en vue d’une publication prochaine. Ma présentation, “Blogging and Femininity: An Exploration of Women’s Stories in Québec” aura lieu à 13.00 le mardi 2 mars prochain.

J’ai aussi envoyé une proposition de présentation à la Société canadienne de sociologie, pour la conférence organisée dans le cadre du Congrès des sciences humaines 2010, qui aura lieu ce printemps à l’Université Concordia (Montréal). Dès que j’ai des nouvelles à ce sujet, je vous en informerai. Sur ce, il faudrait vraiment que je retourne à tous ces engagements…

C’est vrai que je travaille…

Publié par Laurence le Friday, 4 September, 2009 @ 4:08 pm

J’ai un peu de difficulté à penser à un commentaire à écrire ici depuis quelques semaines: en gros, je suis dans une petite routine qui consiste essentiellement à transcrire les entrevues réalisées lorsque j’étais au Québec. Je suis maintenant à mi-chemin! Je souhaitais terminer pour la fin septembre, mais je ne suis pas 100% confiante que ce soit possible. Enfin, je ferai de mon mieux!

Pour les sceptiques: Louloute a commenté suite à la lecture de la transcription de son entrevue, dans un billet publié à la fin août: Se (re) découvrir, encore et toujours… Merci pour ce gentil billet, ma chère.

Aussi, je viens d’apprendre que j’aurai une tâche d’assistanat à l’enseignement pour le cours Introduction to Media Studies dès octobre, ce qui risque d’être fort intéressant. J’ai également soumis un texte suite à un appel de soumission pour la 7th Biennial International Auto/Biographies Association Conference, qui aura lieu l’été prochain à l’Université Sussex, sous le thème “Life Writing and Intimate Publics“. Je vous tiendrai au courant, ici, si ma proposition est acceptée… Sinon, l’automne s’annonce plutôt tranquille pour le moment - aucune conférence à préparer, ce qui devrait me permettre de terminer les transcriptions et peut-être même plonger dans l’analyse!

P.S. J’ai ajouté quelques liens dans la blogoliste, des sites qu’il me reste encore à explorer plus en détails, mais bon - au cas où ils pourraient vous intéresser!

Autres découvertes web…

Publié par Laurence le Wednesday, 12 August, 2009 @ 5:51 pm

Je sais que je devrais transcrire mes entrevues. J’en suis à ma sixième. Presque terminée. C’est incroyable, le temps que ça prend - même avec un superbe bidule comme la pédale dont je vous parlais. Peut-être que si j’interrompais ma transcription moins souvent, mon travail avancerait plus rapidement.

Mais parfois, une participante mentionne le blogue qui l’a inspirée à en écrire un. Ou encore le blogue d’une personne avec qui ma participante a développé une amitié virtuelle… et parfois hors du monde virtuel aussi. Alors je tente de récupérer l’URL de ces blogues. Par moment, aussi, je visite les blogues de mes participantes pour prendre des nouvelles. Et je visite aussi d’autres blogues, pour me divertir. Un taxi la nuit fait partie de ces blogues que je visite de temps en temps, pour le plaisir de le lire.

J’ai eu toute une surprise aujourd’hui, alors que parcourant les derniers billets publiés (je ne suis pas très disciplinée dans ma lecture de ses billets), j’ai constaté qu’il parlait d’un certain Éric Vignola qui vient de terminer son mémoire de maîtrise à l’Université de Montréal sur les blogues en tant que genre littéraire. Je suis allée visiter le blogue de ce Éric sur-le-champ! Eh bien, sympathique, ce chercheur: il donne accès à son mémoire via son blogue!

Maintenant, je sais ce que je vais faire quand j’aurai besoin d’une pause de transcriptions…

Tellement de nouveaux trucs à lire, auxquels réfléchir…

Publié par Laurence le Tuesday, 28 July, 2009 @ 8:59 am

(mais surtout, ne pas perdre de vue mon objectif principal: terminer mes transcriptions!)

Je suis tombée sur cet article, publié samedi dernier (25 juillet 2009) par le quotidien anglais The Independent: True wife confessions: How women’s real-life stories became the new internet sensation, rédigé par Heidi Scrimgeour.

De mon point de vue, l’un des principaux intérêts de l’article, mis à part la découverte d’une micro-tendance au sein des blogues rédigés par des femmes, est la lecture des commentaires laissés par les blogueuses elles-mêmes, quant à pourquoi elles bloguent à ce sujet. Celle qui blogue sous le pseudonyme de YummyMummy indique que “The real me never really sees the light of day until I blog. My blog allows me to share my experience with a like-minded community.” Le bris d’un isolement senti ainsi que la volonté de réseauter avec d’autres femmes vivant des expériences similaires est une motivation qui transparaît les propos d’autres blogueuses rencontrées par la journaliste, dont MarriedButNotDead qui indique: “So I started my blog as an experiment; a place to order my thoughts and talk at my own pace, and to connect with others in similar circumstances and find out if they felt the same things.” Tuesday Malone ainsi que Ms Scarlett tiennent des propos similaires, tous publiés dans l‘article mentionné ci-dessus.

Au-delà des propos relatés dans l’article, une visite des blogues énumérés par la journaliste a soulevé d’autres réflexions de mon côté, portant sur la dimension éthique de ma propre recherche. Certaines blogueuses ont semblé satisfaites de la tournure de l’article publié par The Independent, alors que d’autres ont été choquées, sentant que leurs propos auraient été mal cités, pris hors contexte ou que l’article (ainsi que la série de commentaires qui ont suivi) dresse un portrait peu élogieux de ces femmes qui bloguent à propos de leur infidélité. C’est le cas notamment de YummyMummy dans son billet Burning Issue et de Ms. Scarlett, qui dans son billet “Opportunity Missed“, publie la lettre qu’elle a fait parvenir à la journaliste Heidi Scrimgeour.

Parce qu’elles bloguent à propos de leur vie privée et parce que certains aspects de leur vie privée ne correspondent peut-être pas aux “idéaux” que certaines personnes peuvent avoir de la vie de couple, du mariage et du comportement que “devraient” avoir les femmes mariées, ces blogueuses, comme les participant-e-s à de nombreuses recherches en sciences humaines et sociales, sont “exposées” publiquement et peuvent faire l’objet des foudres de lectrices et lecteurs en désaccord avec leurs pratiques et opinions. Pour reprendre les propos de YummyMummy, de telles réactions permettent de bien comprendre pourquoi certaines blogueuses choisissent de bloguer sous le couvert de l’anonymat: “No wonder that women feel the need to secretly blog, it would seem even in this modern age, there are still men who would like to see us stoned. ”

Ceci rappelle l’importance, à mon avis, de non seulement prendre toutes les mesures possibles pour préserver l’anonymat de mes participantes - ce que je fais en n’associant pas leurs propos pendant l’entrevue à leur blogue et en m’assurant que toutes consentissent à ce que je révèle l’adresse URL de leur blogue dans mes recherches - mais également de maintenir un dialogue avec elles, même une fois que les entrevues sont complétées, afin de leur présenter comment ma recherche progresse et m’assurer qu’elles n’aient pas l’impression d’être mal représentées dans mes écrits. C’est en partie le rôle joué par le présent blogue. J’espère que malgré ma faible discipline au niveau de la mise à jour de mon blogue, elles sentent que je maintiens encore aujourd’hui ma “part du contrat”.

Transcriptions!

Publié par Laurence le Thursday, 16 July, 2009 @ 10:12 am

Cette semaine, le département de Media & Film à l’Université Sussex a reçu un outil fort intéressant, commandé par l’une de mes superviseures, Janice, suite à une demande de ma part. Et c’est moi qui a la chance de l’utiliser depuis hier…!

Quel outil se trouve sous mon bureau? Voyez-vous quel est ce fantastique outil?

Eh oui, une pédale pour m’aider lors de la transcription de mes entrevues! Vous pouvez avoir une meilleure vue de cet outil grâce à la photo suivante…:

Voilà donc ce sur quoi je travaille depuis quelques jours. Grâce à ExpressScribe (un gratuiciel), suggéré par une collègue à l’Université Sussex, la transcription est aisée et “rapide” (je ne suis pas une professionnelle de la transcription, mais ça viendra!). Chères blogueuses, donc, ça viendra: à celles qui ont demandé à recevoir une copie de la transcription de leurs entrevues, je vous promets que j’y travaille sérieusement pour enfin vous faire parvenir une copie de vos propos!

Hourra pour cette superbe technologie!

Education for Change

Publié par Laurence le Monday, 29 June, 2009 @ 9:07 am

Je viens tout juste de participer à cette recherche, en remplissant simplement un questionnaire en ligne: Education for Change. Researchers of Tomorrow: A three year (BL/JISC) study tracking the research behaviour of ‘Generation Y’ doctoral students

Cela me rappelle que je devrais poursuivre mes démarches pour créer mon questionnaire s’adressant aux lectrices et lecteurs des blogues que j’ai retenus pour ma recherche - et trouver l’outil idéal pour administrer ce sondage. 

Au delà de cette petite réflexion, j’avoue que j’ai bien hâte de connaître les résultats de cette étude, notamment parce qu’une partie des questions porte sur les comportements “en ligne” des jeunes étudiant-e-s au doctorat (né-e-s entre 1982 et 1994, selon leurs documents). Un aperçu plus détaillé des objectifs et de la méthodologie de la recherche peut être obtenue en cliquant ici.

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